La répression du mouvement populaire
Le mouvement populaire s'est radicalisé en faveur du renforcement de la Terreur et de l'économie dirigée. En effet, la réglementation des prix n'a pas résolu les problèmes de ravitaillement de la population parisienne. La population juge qu'une répression accrue contre les marchands et les riches est le seul moyen de ramener l'abondance.
Pendant le mois de mars, le ton monte entre les militants du mouvement populaire et le gouvernement, tandis que la crise des subsistances s'aggrave brusquement. Sous peine d'être débordé, le gouvernement doit réagir ; il se débarrasse des militants les plus radicaux.
Cette crise est un moment crucial. Elle met à jour les contradictions de l'alliance tactique du mouvement populaire et de la bourgeoisie montagnarde. Celle-ci a trouvé, grâce à l'exercice de la Terreur, le moyen de résister efficacement à la contre-révolution. Elle estime pouvoir se passer du soutien du mouvement populaire et veut prendre ses distances.
Le contact est rompu entre les militants du peuple et autorités révolutionnaires.
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