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<text>

  <!-- *********** Insérer un résumé, environ 1/2 page -->
  <abstract>
Cette étude a pour objectif de situer Oxymoron dans un contexte théorique et
pratique ainsi que d'évaluer son espérance de vie.
Après quelques éléments d'histoire et de description d'Oxymoron, le contexte
théorique est donné via la définition de quelques notions pédagogiques de base;
les outils et environnements proches sont repérés par inventaire des outils
professionnels de gestion de fiches de lecture, ainsi que par une
description de l'architecture d'environnements de travail
collaboratifs. Deux ou trois tendances majeures de la technologie de l'Internet
sont évoquées pour finir et l'étude se conclut sur la discussion de quelques propositions de développement plausibles.

  </abstract>

  <!-- *********** La préface, choses personnelles  -->
  <preface>
Dans la mesure oû c'est mon engagement dans le projet Oxymoron qui a motivé mon
entrée dans la formation Staf et que par ailleurs, ce projet qui semblait
prometteur, stagne depuis plusieurs mois malgré les efforts entrepris pour
l'implanter dans des populations d'usagers potentiels, il m'a semblé
intéressant et justifié de consacrer ce dernier module de la première année
Staf à l'étude du contexte dans lequel se situe Oxymoron aujourd'hui, de
manière à soit mettre un terme clair à des efforts désormais inutiles, soit
réorienter le projet sur des bases assainies de façon à lui donner les
meilleures chances de décoller.

  </preface>


  <!-- *********** Introduction: LA question, les limites, les concepts, les définitions, hypothèses, la méthodologie, etc.  -->
  <introduction>
<P>L'irruption des NTIC est en train de transformer fondamentalement les pratiques d'enseignement et d'apprentissage
à tous les niveaux et tout particulièrement dans le domaine de la formation des adultes. L'innovation
pédagogique obligée ainsi que l'inquiétude générée par l'ampleur et la violence du phénomène,  entraînent
l'émergence de nouveaux concepts, souvent mal définis et parfois confondus, que
les praticiens s'efforcent de développer ou d'appliquer au plus juste sans toujours vérifier suffisamment leur contenu. 
Ainsi en va-t-il, par exemple, des notions d'<em>apprentissage
collaboratif</em>, de <em>mutualisation des savoirs</em>, de <em>tutorat pédagogique</em>et de <em>campus virtuel</em>, qui  à leur tour génèrent la construction d'outils et d'environnements aux objectifs pas toujours suffisamment précis et dont le destin risque de ce fait d'être éphémère.
</P>

<P>Nous pensons que le programme Oxymoron dans le cadre d'un Institut universitaire valaisan en pleine restructuration

est un exemple type de ce cas de figure et souhaitons, par cette étude, contribuer à éclaircir la situation

actuelle et donner des pistes plausibles pour le futur. 
</P>


<h2>Plan</h2>
<P>Introduction : Histoire d'Oxymoron</P>
<ol>
<LI>Quelques définitions</LI>
<LI>Inventaire et analyse critique des sites de mutualisation des savoirs et de
partage de fiches de lecture sur le Web</LI>
<LI>Analyse critique des outils de gestion de fiches de lecture professionnels</LI>
<LI>Tendances de la technologie de l'Internet</LI>
<LI>Eléments d'architecture d'environnements de travail collaboratif</LI>
</ol>
<p>Conclusion : Avenir d'Oxymoron</p>

<h1>Brève histoire d'Oxymoron</h1>

Le contexte dans lequel est apparue l'idée d'Oxymoron et a pris forme sa première réalisation sont probablement
des éléments déterminants de ce qu'est devenu cet outil et des difficultés auxquelles se heurte aujourd'hui son 
développement : créé conjointement par 2 pédagogues en charge de méthodologie de la recherche et écriture
d'un mémoire dans un programme de Master de Soins palliatifs et Thanatologie et 2 ingénieurs informaticiens
de l'Institut des Communications et leurs Applications à l'EPFL, Oxymoron est le point de rencontre entre
les préoccupations pédagogiques des uns, technologiques des autres et ... éthiques de l'ensemble de l'équipe !
Il est également important de signaler que ces acteurs n'ont pas agi sur mandat institutionnel mais bien
par intérêt personnel pour le sujet et en marge de leurs cahiers des charges respectifs. La reconnaissance
institutionnelle n'est venue qu'a posteriori, et jusqu'aujourd'hui, il n'existe pas véritablement de 
projet institutionnel pour soutenir le développement d'Oxymoron.

<h3>Version 1</h3>

<P>L'idée première des pédagogues était de sauvegarder et partager des fiches de 

lecture dans le cadre d'une méthodologie largement fondée sur le travail de groupe et le travail 
collaboratif. Du point de vue technique, le concepteur principal a délibérément choisi des technologies 
disponibles en "open source" (Apache, Perl, MySQL), dans un environnement Unix; et le second a mis au point le système de 
conversion entre Unix et le traitement de texte le plus courant dans le public (Microsoft Word).
Tous quatre étaient animés par la volonté de contribuer au développement d'outils servant la construction
et la mutualisation des savoirs sur Internet ainsi que la promotion de nouvelles formes de pédagogie
dans le cadre de l'enseignement supérieur.

</P>


<P>A la demande des pédagogues, la base de données (knowledge repository) dans sa première 

version, a donc été assortie d'un outil de recherche bibliographique 
ainsi que de différentes fonctionnalités de communication synchrone (chat) et asynchrone (annotations, 
forum) et le système conçu pour être un <em>extranet</em> inter-universitaire, c'est-à-dire une communauté
d'étudiants et chercheurs grosso modo identifiable par son appartenance à des institutions d'enseignement
supérieur. </P>






<h3>Version 2</h3>

<P>Par la suite, une deuxième version de l'outil s'est développée en direction d'un environnement collaboratif 

de lecture et d'écriture, avec le dédoublement de l'espace de travail : à l'<em>espace partagé</em> contenant le

trésor des données partageables, s'ajoutait un <em>espace personnel</em> strictement privé supportant des activités

d'écriture, de stockage et de co-édition de documents en plus d'une messagerie privée.
</P>



<h3>Statut institutionnel</h3>


<P>A fin juin 2000, seul l'IUKB a attribué un mandat de 20% à une personne pour la poursuite du travail sur Oxymoron
sans pour autant avoir de projet institutionnel plus global concernant le développement des NTIC en son sein. 
L'ICA n'a de son côté pas développé non plus de projet formel autour d'Oxymoron. Malgré plusieurs présentations
à des milieux académiques ainsi que dans divers congrès internationaux, l'outil attend actuellement 

de pouvoir être validé par ses usagers et les démarches d'implantation entreprises par les uns et les autres
dans ce but se révèlent insuffisantes ou inefficaces. Oxymoron est-il ou non un outil utile ? sa technologie
est-elle d'ores-et-déjà dépassée ? a-t-on assez bien défini le public cible ? quelles seraient les 
démarches d'implantation appropriées ?</P>








  </introduction>

  <!-- *********** La partie principale de votre travail -->
  <main>


<P>	Sous des mots-clés indicatifs comme "mutualisation des savoirs", "apprentissage collaboratif" et "méthodologie
 	de l'écriture",
	Oxymoron se trouve donc actuellement au croisement entre une base de ressources partagées, un environnement
	d'écriture et de lecture collaboratives et un système d'aide à la méthodologie de l'écriture.
</P>


<P>	Son existence au sein d'un institut qui cherche ses marques dans le cadre des indispensables innovations 
	pédagogiques, de l'introduction des technologies d'enseignement à distance et de son identité académique
	explique qu'il ait progressivement aussi été
	désigné sous des étiquettes telles qu'"intelligence collective", "cooperative learning", "shared knowledge", 
	"knowledge management", "travail collaboratif à distance"...témoignant d'une utilisation un tant soit peu
	"sauvage" de notions insuffisamment explicitées mais récurrentes dans les discours sur les transformations
	souhaitables ou en cours dans l'enseignement supérieur.
</P>

 
<h1>1. Quelques définitions</h1>

Nous définirons donc brièvement quelques-unes de ces notions appliquées à Oxymoron, en les regroupant en 
quatre constellations :

<ol>
  
<LI>Nouvelles architectures d'enseignement</LI>
<LI>Cognition répartie et apprentissage collaboratif</LI> 
<LI>Mutualisation des connaissances et méthodologie</LI>
<LI>Logiciels libres vs/ propriétaires</LI>
 
</ol>

<br/>
<br/>

<H2>1.1. Nouvelles architectures et environnements pédagogiques</H2>

<br/>
<H3>Campus virtuel</H3>

 

  <P> Ni des cours consultables sur le Web, ni un espace de travail collaboratif ni a fortiori un outil de gestion 
  	en ligne de fiches de lecture ne suffisent à eux seuls pour constituer un campus virtuel.  A l'instar de ce
  	que le mot "campus" désigne dans la réalité matérielle, un campus virtuel est constitué de différents 
  	bâtiments (salles de cours, bibliothèque, travaux de groupe, bureaux personnels, maison des étudiants, etc.), 
  	eux-mêmes composés de différentes salles (thèmes, ateliers, exercices,
salles de presse, infospace, etc.) abritant différents outils
  	(chat, forums, mail, MOO, moteurs de recherche, visioconférence, etc.). Tous ces espaces virtuels sont
  	également reliés entre eux par des lieux de passage dans lesquels les populations de pédagogues et d'apprenants
  	évoluent, se rencontrent et communiquent.
</P>

<P>	Un campus virtuel est donc un ensemble intégré de lieux et de fonctionnalités  pouvant servir la pédagogie 
  	et l'apprentissage. Un espace d'apprentissage collaboratif ou un trésor de ressources mutualisées
   	n'en seront jamais qu'<em>un</em> des modules. Oxymoron ne trouvera ainsi de
	sens que par rapport à un ensemble dans lequel il s'intégrera, à moins qu'il ne devienne lui-même un environnement intégré de différentes fonctionnalités collaboratives.
	(<a href='http://www.inrp.fr/Tecne/Rencontre/Cies/sld001.htm'>Internet et Pédagogies dans l'Enseignement supérieur</a>)
</P> 
<P>
  	Par définition, un campus virtuel est donc destiné à réunir des étudiants éparpillés dans la géographie.
	De quelle manière traiter ce nouveau paramètre de l'enseignement des adultes qu'est la distance ?
</P>

<H3>Enseignement <em>à </em>distance ou <em>sans </em>distance</H3>

  
<P>	Au-delà de ce qui peut sembler n'être qu'une coquetterie de vocabulaire,
  	il s'agit bien là de deux conceptions différentes de la pédagogie.
  	Dans le premier cas, c'est un centre qui diffuse vers sa périphérie, selon un modèle pédagogique assez
  	traditionnel, quel que soit le médium choisi
  	pour cette diffusion (postal, télégraphique ou électronique); sans distance nous paraît désigner bien plutôt
  	une structure en réseau fondée sur la collaboration et la mutualisation.
  	A l'appui de cette façon de voir, nous citerons Michel Serres dans une de ses récentes 
  	<a href='http://www.mlink.net/~amq/AMQ/40Activite/Congres/Suite99/ConfSerres/Serres.html'>conférences </a>
   	ainsi que le Rapport final de la "mission Serres" sur l'Université à distance (Paris, décembre 91-avril 92,
   	doc multigr. 30 p.) qui fait état de ce glissement sémantique dès sa page 4.
</P>

<P>
	Les campus virtuels sont actuellement tous en voie de devenir des lieux d'enseignement <em>sans</em> distance
	tant il est vrai que l'enseignement <em>sans présence</em> doit se personnaliser et que le contact rapproché entre enseignants,
	accompagnants et apprenants est voué à s'intensifier : 
<cite> "Teaching/learning paradigms at all institutions of higher education must change from lectures to 
	interactive student centered inquiry approaches, in order to focus on the human aspects of learning, 
 	or else computers will do the teaching for us.<a href='http://www.capecod.net/~tpanitz/tedspage/tedsarticles/teaching.htm'>
	Ted Panitz,Professor of Mathematics and Engineering, Cape Cod Community College</a>  
</cite>

</P>

<H3>Tutorat et nouvelles pédagogies</H3>

<P>	L'innovation pédagogique obligée suscitée par les NTIC porte en tout premier lieu sur le rapport entre
	enseignants et apprenants. Tout particulièrement dans la formation des adultes, où la fonction pédagogique
	traditionnelle 
	du professeur est en train de se scinder en plusieurs rôles attribués à des personnages différents : 
	l'expert détenteur du savoir, l'ingénieur pédagogique concepteur du cours, le tuteur accompagnant les 
	étudiants, le mentor ou conseiller personnel,.... Les formations elles-mêmes s'organisent sous forme 
	modulaire de façon à permettre l'alternance entre présence et distance, ce qui conforte la transformation
	de la relation pédagogique en un "compagnonage cognitif" (cf. Delacote 1996)
	dans lequel le tuteur est appelé à jouer un rôle grandissant.  
	La notion tutorat n'est cependant qu'un des outils révélés par les nouvelles pédagogies qui exigent une
	transformation non seulement des rôles mais également des environnements, des outils et des méthodes d'apprentissage.
</P>

<P>	Ces mutations ne sont d'ailleurs pas imputables aux seuls progrès de l'informatique; elles se font au
	croisement entre technologie et des théories psycho-pédagogiques contemporaines et sont généralement désignées sous
	le terme de <em>constructivisme</em>. 
	(<a href='http://tecfa.unige.ch/campus/infospace/index.php?display=rooms&amp;id=110101'>Instructionisme" et "constructivisme" diffèrent dans leur conception pédagogique</a>, cours de Patrick  Mendelsohn/Campus virtuel Tecfa)
	Aujourd'hui toutefois, malgré les progrès de la recherche théorique, le tutorat reste une pratique émergente
	et encore marginale. (cf.
	<a href='http://www.inrp.fr/Acces/Biennale/5biennale/Contrib/194.htm'>Jacquinot-Delauney 2000</a>).

</P>

<P>
	C'est ainsi qu'Oxymoron a été conçu par des praticiens, motivés par les nécessités de leur pratique et 
	leurs engagements	éthiques et non par des pédagogues
	"universitaires". Ils ont donc été amenés à concevoir un outil qui réponde à leurs
	besoins immédiats, s'appuyant sur leurs perceptions inuitives des changements nécessaires dans leur
	cadre de travail plutôt que sur des analyses théoriques complètes.
	Oxymoron est à l'image de cette pensée, proposant des fonctionnalités pertinentes mais partielles et
	sans contexte global.

</P>

<H2>1.2. Cognition répartie et apprentissage collaboratif</H2>

<P>
	Apprentissage mutuel, réciproque, collaboratif, coopératif ou distribué, autoformation assistée ou 
	formation réciproque, tous ces termes cherchent désigner la réalité émergente et souvent changeante
	des nouveaux contextes d'apprentissage. Chacune de ces réalités donne encore lieu à des discussions
	théoriques et des expérimentations documentées. Sans entrer dans le dédale des discussions sur
	l'<a href='http://www.cnam.fr/autoformation2000/'>autoformation</a>, nous nous bornerons à préciser
	le sens de l'adjectif <em>distribué</em>, qui cumule et combine les notions de travail  <em>à distance</em> 
	et de travail <em>collaboratif</em>.
</P>
<P>
	Le concept de cognition répartie peut faire référence à plusieurs sortes de répartitions: à travers le
	temps, à travers l'espace, et à travers les individus. 
<cite>	"Distributed learning is the emerging paradigm that instructional designers are beginning to identify as two 
	older learning modes, distance learning and collaborative learning, converge on-line. By replicating 
	traditional classroom teachings across barriers of distance and time, distributed learning allows for the 
	creation of new learning enclaves -- virtual communities of learners.
	(<a href='http://mailer.fsu.edu/~dleigh/superflux/words/dleigh/NetDistLearn.html'>Douglas Leigh, 199?</a>)
</cite>
</P>


<P>	Il semble admis que les termes de <em>coopératif</em> diffère de <em>collaboratif</em> dans la même mesure que 
	<em>juxtaposition </em>diffère d'<em>interaction</em>, (<a href='staf12collabor.html'>cf. Pierre Dillenbourg, 
	Cours Staf 12 juin 2000</a>)   
	et (<a href=' http://olt-bta.hrdc-drhc.gc.ca/francais/publicat/RecEcrit.html#appcoop'>Winer et  Chomienne, 1998</a>
	pour qui 
<cite>"Les termes coopératif et collaboratif ont le même sens en anglais et partagent des étymologies
	équivalentes (Oxford English Dictionary). (...)Selon Salomon (1992), l'apprentissage collaboratif exige une
	interdépendance des apprenants entre eux et avec l'environnement d'apprentissage, sur les quatre plans 
  	suivants: celui des connaissances, celui des compétences, celui des ressources et celui de l'infrastructure."
</cite>
	Les uns comme les autres soulignent cependant que le seul effet clairement 
	démontré de l'apprentissage collaboratif est son incidence heureuse sur
	la motivation des étudiants. Il semblerait que cette méthode d'apprentissage contribue à solidariser
	l'équipe, à responsabiliser davantage l'apprenant face à son propre apprentissage et à celui de son
	équipe ainsi qu'à atténuer la concurrence entre les coéquipiers. Toutefois, jusqu'ici, les données sur
	ces derniers point ne se sont pas avérées concluantes.
<cite>" Il se pourrait même que si le travail collaboratif
	donne des bons résultats en ce qui concerne l'acquisition de connaissances, il se révèle inférieur en ce
	qui a trait au développement d'habiletés procédurales."
</cite>

</P>

<P>
<cite>	"S'engager dans des activités d'apprentissage collectives, ne signifie pas s'en remettre aux autres pour 
 	apprendre. Chacun
	doit travailler activement à la construction de ses propres connaissances, mais de manière différente.
	Au fil des échanges et des travaux de groupe, l'apprentissage se réalise par la discussion, par le
 	partage, par la négociation et par la validation des connaissances nouvellement construites. Ce
	processus sollicite la mise en oeuvre des stratégies cognitives et métacognitives de haut niveau et le
	développement d'habilités de collaboration." 
	<a href='http://olt-bta.hrdc-drhc.gc.ca/francais/publicat/TeleU69018exf.html'>
	Rapport final au Bureau des technologies d'apprentissage</a> 
</cite>
</P>

<P>	La constitution commune d'un trésor de données mutualisées - fut-elle assortie d'une espace de co-édition - 
	ne couvre donc qu'une partie des fonctionnalités requises par un outil destiné à servir véritablement le 
	travail collaboratif. 
</P>

<h2><a name="mdcem">1.3. Mutualisation des connaissances et méthodologie</a></h2>


<P>
  	Le mot mutualisation est relativement peu documenté dans le domaine académique : si l'on fait
   	abstraction du domaine des assurances où il est en usage depuis longtemps,  il fait actuellement 
   	encore plutôt partie d'un vocabulaire idéologique et est utilisé par une communauté engagée pour meilleure
   	équité sociale, s'opposant à l'idéologie compétitive dominante, à l'écart grandissant entre riches
 	et pauvres et aux inégalités des chances devant la formation. Nous citerons, au titre d'exemple, 
	les valeurs évoquées par Claire Héber-Suffrin, une des principales initiatrices du Mouvement des Réseaux 
	d'Echanges Réciproques de Savoirs en France, dans l'introduction de la conférence
	"Intéret de la réciprocité et de l'organisation en réseaux dans la mutualisation des savoirs ", qu'elle a
	prononcée au Congrès <a href='http://www-eurisco.onecert.fr/events/education2000/'> Education créative et
	mutualisation des savoirs</a>, de mai dernier à Parthenay. 

<cite>"Lorsqu'on apprend des connaissances et des savoir-faire, on apprend aussi le système dans et par lequel 
	on apprend. Si l'on apprend dans un système et une dynamique de compétition, on apprend la compétition. 
	Si l'on apprend dans un système et une démarche de mutualisation et de coopération, on apprend à mutualiser 
	les savoirs et à coopérer pour le faire, on apprend que c'est "autrement" efficace que la compétition. Si 
	l'on apprend dans un système que l'on construit ensemble, on apprend à construire les systèmes, on apprend 
	que l'on peut les transformer pour les rendre plus justes."
</cite>

</P>
<P>
	On retrouve indéniablement les échos académiques cette pensée dans les théories du constructivisme pédagogique
	qui est à l'origine des environnements de travail collaboratif . 
<cite>	"Common understandings regularly result from social negotiation of
	meaning which is supported by collaborative construction of
	knowledge. (...) Cognitive development occurs through the
	internalisation of cognitive activity originally experienced in social
	contexts. This suggests an emphasis on cooperative learning in which
	the learner is exposed to alternative viewpoints that challenge initial
	understanding, that is reciprocal teaching (Vygotsky, 1978)."</cite>
	(Jonassen et al., A Manifesto for a Constructivist Approchach to Uses of Technology in Higher Education, p. 234)


</P>


<P> 	Le constructivisme plaide pour l'autonomisation des apprenants, et l'enseignement d'une méthodologie
 	de travail et d'apprentissage.
 	Or les pédagogues concepteurs d'Oxymoron, faisant vraisemblablement du constructivisme comme M. Jourdain faisait de la
	prose, ont intuitivement fondé la structure de leur outil sur la méthodologie de la recherche qu'ils pratiquaient 
	(Quivy et Campenhoudt) et le travail de groupe impliquant un soutien mutuel entre pairs, 
	superposant ainsi les notions de gestion (mutualisation) des connaissances, d'apprentissage collaboratif et de
 	méthodologie. Cherchant à offrir à la fois des fonctionnalités de 
</P>
<ul>
 <LI> soutien méthodologique à l'écriture d'un mémoire </LI>
 <LI> partage de ressources</LI>
 <LI>	travail collaboratif</LI>
 <LI>	constitution d'un réseau d'apprenants</LI>
</ul>
<P>
	Oxymoron est ainsi véritablement un outil d'inspiration 
	constructiviste,  toutefois incomplètement réalisé probablement faute d'assises théoriques suffisantes.
</P>
  
<P>	Oxymoron a été conçu au printemps 1997 et a vu le jour lors d'une présentation officielle à l'EPFL en septembre
	1998. Depuis cette première version, plusieurs présentations ont eu lieu, qui ont motivé la sortie d'une version 2
	qui aujourd'hui tourne sur les serveurs d'IUKB et de l'ICA-EPFL. Au vu du nombre nouveaux produits qui sont apparus
	sur le marché et de la vitesse à laquelle évoluent les technologies sur Internet, il est important de faire
	un inventaire des outils comparables existants : d'une part destinés au travail entre pairs , d'autre part à la gestion
	professionnelle des fiches de lecture, et de les mettre en regard des tendances de la technologie.
</P>


<H1><a name="ieacds">2. Inventaire et analyse critique des sites de mutualisation des savoirs et de
partage de fiches de lecture sur le Web</a></H1>


Nous n'avons rien trouvé de significatif dans les Forums ni les Mailing Lists, ni sur le site de CSCW. (...mais peut-être est-ce à imputer à notre manque d'expérience de ce genre d'environnements). Sur le Web, nous avons retenu finalement les 4 sites suivants qui nous sont apparus comme les plus
apparentés aux objectifs d'Oxymoron : 
<OL>
<LI>BIBELEC</LI>
<LI>INFOSPACE</LI>
<LI>MUTUALISATION</LI>
<LI>DISCOURSE and NOOLEARNING</LI>
</OL>

<P>

</P>

<H2><A href="http://www.bibelec.com"> BIBELEC</A></H2>
 
<H3>Description</H3>
<P>
BIBELEC est une structure associative gérée par des étudiants
(actuels et anciens) de Grandes Ecoles et d'Universités françaises

<em>qui pensent qu'Internet doit permettre une meilleure diffusion du savoir
et devenir un outil pratique pour les études et la vie professionnelle."</em>
</P>
<P>
Né à Sciences Po Paris au début de l'année
1997, effectivement ouvert au grand public sans restriction aucune (ni
mot de passe, ni cotisation), le projet BIBELEC propose aux étudiants
la création d'une base de données et de ressources en sciences
socialesà partir des travaux réalisés par les étudiants,
en utilisant les technologies de l'Internet. Le site propose également
toute une série de forums thématiques ainsi qu'une liste
de diffusion..
</P>

<P>Bibelec reçoit différents types de documents textuels
(dissertation, mémoire, exposé, étude de cas, fiche
de lecture, plan, ...) et les classe par disciplines (communication et
média, droit privé, droit public, arts et lettres, ...).
Les nouveautés sont signalées par une étiquette spéciale.
Le moteur de recherche présente ses résultats à
la manière des moteurs les plus connus sur le Web.
</P>


<P>La qualité des données est assurée par un premier
filtrage effectué par l'équipe ainsi que par une relecture
et une vérification auprès d'un étudiant compétent.
Le problème des droits d'auteurs est réglé par la
cession de leurs droits du côté des auteurs, et des restrictions
sévères de publication, citation et mise en lien pour des
raisons autres que privées du côté des usagers.
</P>

<P>Pour l'introduction des données, pas d'autre outil ni d'indication
de formatage que le conseil de travailler en html plutôt qu'en Word.
Livraison des textes par e-mail à l'équipe de Bibelec
qui se charge elle-même de trier selon des critères de qualité
dont elle reste seule maîtresse.

<em>"Afin de garantir la qualité des travaux disponibles sur
la Bibelec et parce que les limites d'espace et de temps interdisent l'exhaustivité,
nous préférons opérer un minimum de sélection
lors de la mise en ligne des écrits. Dans un souci de transparence,
la Bibelec s'engage à publier les travaux les plus récents et les plus riches en
références bibliographiques (idéalement des liens
hypertextes)."</em>
</P>

<P>Mise en page sobre, claire et fonctionnelle.
</P>

<H3>commentaire</H3>
<P>
Il ne s'agit pas de mutualisation au sens propre du terme, dans la
mesure où le projet repose sur une équipe "professionnelle"
sinon "d'experts" : en plus d'une équipe permanente administrative, les contenus
sont apportés par des <em>correspondants</em> et des <em>scribes</em>
désignés.
</P>

<P>
Le correspondant est un relais local qui collecte les documents
sur leur lieu de "production" et fait de la publicité pour la Bibelec.
Le scribe, lui, récolte et enrichit les documents, les met en ligne,
crée les liens et les vérifie, développe et anime
les forums. C'est un véritable travail dont la contrepartie n'est pas totalement
convaincante : si la rémunération de ce travail ne s'entend
"pas encore" sur le plan financier , les scribes auront par contreà
leur disposition une adresse email @bibelelec.com et "seront également
les premiers à recevoir des récompenses (e.g. ouvrages
gratuits). Et puis...,", phrase sybilline que l'on espère suffisamment
motivante aux oreilles des candidats... :"...quoi de plus beau cadeau que
de participerà la construction de la Bibliothèque Virtuelle
du Savoir ? :-)". La motivation la plus concrète semble être
la possibilité pour les auteurs de se faire connaître en étant
publiés sur un site souvent visité par leurs pairs et de
façon croissante par leurs professeurs.</P>

<cite><A href="http://thot.cursus.edu/rubrique.asp?no=4562">
Voir
ses travaux affichés, indexés et référencés,
outre la fierté, est particulièrement pratique pour accompagner
un curriculum vitae."</A> </cite>

<P>D'après la presse, il semblerait que ce genre de site soit courant
aux USA, où toutefois la notion de "fiche de lecture" n'existe
pas comme en Europe.
Quoi qu'en dise Thot qui parle de "révolution didactique", et
pour intéressante et sympathique que soit l'initiative de
BIBELEC, nous n'y avons pas vu de soutien effectif au travail
collaboratif autre que les forums et des déclarations incitatives.
Au vu des contreparties annoncées pour les auteurs et les scribes,
il sera intéressant de suivre le développement de ce projet
et vérifier s'il rencontre suffisamment les motivations des uns
et des autres pour se développer.
</P>


<H2><a name="infospace" href="http://tecfa.unige.ch/campus/infospace/index">Infospace du Tecfa</a></H2>

<P>
Il s'agit d'un extranet de stockage de ressources documentaires réalisé en PHP et MySQL (avec des éléments de Javascript dans l'interface), accessible dans le Campus virtuel Tecfa et donc exclusivement destiné aux étudiants et membres du Tecfa. Affichant un long formulaire très complet, la base permet la saisie d'informations bibliographiques primaires et de liens renvoyant sur des documents, des logiciels, des données audio ou video, des fichiers logs,  ... et même des activités (??!?). Une indexation thématique générale est prévue sous trois têtes de chapitre : par discipline, dispositif de formation  ou système. Une indexation plus fine par mots-clés est possible en cliquant une liste déroulante à laquelle il est possible d'ajouter les mots-clés manquants. De multiples champs permettent une description extrêmement détaillée de la ressource. 
</P>

<H3>Commentaire</H3>
<P>
La contrepartie de cette précision est que l'outil est très lourd et d'un maniement difficile : l'obligation de scroller, l'absence d'icônes, l'exposé linéaire et non hiérarchisé de toutes les composantes, l'imprécision de certains libellés font que l'usager débutant est vite perdu dans ce design très austère et peu ergonomique.
</P>

<P>
A première vue, on ne voit pas ce qui devrait motiver les usagers à faire l'effort de remplir l'Infospace, sinon l'obligation faite par certains enseignants dans le cadre d'un apprentissage précis. Pour l'instant, la base est très peu renseignée et ne donne que peu de résultats, mais il est possible que cela soit imputable à un moteur de recherche peu performant.
En tout état de cause, nous avons cru comprendre qu'il s'agissait d'un projet en cours d'implantation qui se heurtait, lui aussi, à une forme d'inertie de la part de son public-cible. 
</P>

<H3>Commentaire après Correction</H3>
<P>
Il semblerait que cet Infospace ne soit pas un projet original, mais corresponde à des initiatives majeures sur Internet, c'est-à-dire RDF. (cf. <a href="http://tecfa.unige.ch/guides/rdf/pointers.html">pointeurs de DKS</a>)
</P>

 <H2><A href="http://perso.club-internet.fr/agl/accueil.html">Doc pour Docs</A></H2>
<P>
Site personnel d'un  documentaliste français de l'éducation secondaire, très foisonnant, fournissant des ressources utiles à cette profession dans des domaines comme  Informatique et Documentation,  Informatique basique et Internet,
Pédagogie de l'Information, ainsi qu'une multitude de liens sur des ressources utiles. Parmi elles, la<a href="http://perso.club-internet.fr/agl/metier/ressources.html"> page de la mutualisation</a>
 affiche une trentaine de dossiers documentaires que des documentalistes ont réalisés et acceptent de partager. Le site n'est cependant pas interactif : le responsable sollicite les documents par e-mail et procède lui-même à la sélection et à la mise en ligne. Mis à part une exhortation enthousiaste, et l'exemple d'un auteur qui met ses propres ressources à disposition de ses pairs avec une générosité et une compétence indiscutables, le site ne propose pas de contrepartie précise aux auteurs potentiels, puisque le "trésor" est de toutes faççons mis à disposition de tous. Il s'agit là véritablement d'un site engagé qui sollicite ses usagers sur des positions éthiques.

</P>

 
<H2><A href="http://discourses.ac.uk/about/ab-frm0.htm">
DisCourse et Noolearning</A></H2>

<P>Localisé et probablement conçu par des membres de la South Bank University de Londres, ces deux sites anglais (le premier orienté systèmes d'information,
le second plus orienté objets) destinés aux apprenants, enseignants
et autres acteurs intéressés par des ressources éducatives constituent à eux deux un véritable environnement d'apprentissage collaboratif.

Organisés autour d'un cours de méthodologie (projet WISDEN),et en ligne depuis Pâques 1999, ils promettent des <a href="http://discourses.ac.uk/facilits/fa-frm0.htm"> fonctionnalités</a> telles un forum de discussion, une bibliothèque spécialisée
en-ligne, un portail ouvrant sur d'autres ressources en ligne, un outil de partage
de documents (co-édition ?), des outils d'aide à l'écriture, feuilles de style et autres
utilitaires, des ateliers, un groupe de discussion pour les usagers du
cours de méthodologie.

</P>
<P>
Selon le droit d'entrée dont on s'acquitte (60£ par personne ou 200£ par institution), on accède à  :
</P>
<ol>
<LI>un CDRom du cours de méthodologie</LI>
<LI>l'usage des outils pour 1 ou 5 personnes</LI>
<LI>participation à des ateliers de groupe</LI>
<LI>participation à l'expérimentation en cours de certaines fonctionnalités</LI>
</ol>

<h3>Commentaire</h3> 
<P>
 Nous n'avons pas pu en voir plus, n'étant pas membre inscrite. Mais le site donne une très bonne impression, avec un design sobre, efficace et un discours clair. Cela mériterait d'y participer pour comprendre comment sont organisées effectivement les fonctionnalités de collaboration et si la  mutualisation des savoirs fait partie de leur  problématique.
</P>



<H1>3. Analyse critique des outils de gestion de fiches de lecture professionnels</H1>

<P>

Ce chapitre cherche à donner une description analytique des outils professionnels dont les fonctionnalités
s'apparentent à celles d'Oxymoron, de manière à évaluer dans quelle mesure ces fonctionnalités pourraient
également servir des objectifs de mutualisation et de partage de savoirs entre pairs. 
</P>


<P>
Après avoir rencontré d'abord Jacques Cordonier, Directeur de la Bibliothèque cantonale du Valais (8 juin 2000),
et du serveur cantonal VSNet, puis Jacqueline Powell, bibliothécaire à la Bibliothèque de la FAPSE 
(21 juin 2000), nous pouvons dessiner le profil suivant des outils actuels mis en place par les professsionnels
de la bibliothéconomie et de la documentation:
</P>

<H2>3.1.Contenu des Fiches</H2>

<P>
Sachant que les uns comme les autres ont pour tâche principale de <em>conserver</em> et <em>communiquer</em>,
il faut savoir que les uns et les autres ne travaillent pas dans la même perspective. De manière probablement
trop schématique, mais avec l'avantage d'une compréhension synthétique des outils dont ces deux professions
font usage, on peut dire que les Bibliothécaires ont pour vocation de constituer la mémoire d'une société 
et mettent donc l'accent sur la conservation à destination des générations futures en procédant par coupes
 verticales dans tous les domaines de la culture; alors que les Documentalistes s'attachent à donner l'état
  de l'art et de la connaissance de façon aussi exhaustive que possible sur différents thèmes, constituant
  eux plutôt des dossiers documentaires par coupes horizontales thématisées.
</P>

  <P>
  Les uns comme les autres constituent des fichiers contenant toujours des informations primaires
 (catalogage signalétique et analytique, sur des formats très normalisés permettant le partage au niveau
 international) et, de cas en cas, des informations secondaires (fiches de lecture, iconographie, abstracts et résumés,
 tables des matières, gloses, notes etc.)
</P>

<P>
Bibliothécaires, documentalistes et libraires ont des objectifs et des publics-cible différents, et constituent
donc différemment leurs bases de données.
</P>
   
<H2>3.2. Bases de données bibliographiques commerciales</H2>
 <P>
 Les bases de type commercial (comme
ELECTRE, AMAZON, ALAPAGE, FNAC, FURET DU NORD, etc., proches du catalogue en ligne, ne donnent
que des résumés sommaires - souvent le 4ème de couverture, quand ils le donnent - et procèdent à une indexation
assez sommaire. Les catalogues en ligne des bibliothèques nationales (OPALE pour la France, HELVETICAT pour 
la Suisse, LIBRARY of CONGRES pour les USA) ainsi d'ailleurs que la plupart des bibliothèques scientifiques - 
ont eux mis en place des thesaurus (permutés ou non, à savoir 
comportant des constellations de synonymes renvoyant à un terme central) autorisant 
la recherche par descripteurs,  mots-sujets et/ou mots-matière, les plus pointus en la matière étant les
bases bibliographiques spécialisées destinées aux chercheurs.
</P>


<H2>3.3. Bases de données documentaires universitaires</H2>

<P>
Récemment encore, les bibliothécaires et documentalistes faisaient eux-mêmes le <em>dépouillement</em> des documents
qu'ils traitaient, c'est-à-dire rédigaient notices et résumés. L'informatisation des données et l'apparition
des grandes bases de données disponibles sur le Web ont cependant rendu cette pratique obsolète (sauf pour
quelques centres de documentation très spécialisés, dont les thèmes ne sont pas couverts par les organismes
internationaux). Actuellement,
outre leurs autres fonctions en direction de leurs publics d'usagers,
les professionnels se bornent à cataloguer et indexer leurs ouvrages localement et renvoient aux bases 
bibliographiques pour les informations secondaires. Ces bases sont accessibles
en lecture seule, et n'autorisent donc aucune interactivité. 
Cependant, leur contenu fait foi, étant toujours rédigé
 par des professionnel(le)s de la bibliothéconomie  - qui, dans certains cas, sont même des experts du 
domaine.
</P>

 <P>
Pour ne pas excéder les limites de notre étude, nous n'avons pris en considération que certaines
bases francophones, anglophones et interdisciplinaires dans le domaine des sciences humaines.
</P>
        <UL>
		<LI>CURRENT CONTENTS est une base de données multidisciplinaire offrant les tables des matières et les références bibliographiques
     des numéros des 52 dernières semaines de 7500 périodiques internationaux. </LI>

	  <LI><A HREF='http://wwwlib.umi.com/dissertations/'>DISSERTATION ABSTRACTS</A> est une base de données bibliographique et de textes complets de thèses nord-américaines et
     européennes, de 1861 à la date de la dernière mise à jour. </LI>

      	  <LI> ERIC est une bibliographie en éducation, financée par le Département de l'éducation américain, 
de 1966 à la date de la dernière mise à jour. Interrogeable via le site <A HREF='http://www.askeric.org/'>ASKERIC.org</A></LI>

   		<LI><A HREF='http://www.inist.fr/francis/francis.htm'>FRANCIS</A> est une base de données bibliographiques multidisciplinaire
		  unique dans son genre, générée par le CNRS-France, signalant plus de 2 millions de références bibliographiques en sciences
		   humaines et sociales. Les références biblioglraphiques
		   comportent systématiquement des descripteurs bilingues (français-anglais) et 80% des références contiennent
         un résumé. </LI>
 
</UL>


<P>
Ces bases sont accessibles moyennant abonnement et donnent toutes les informations primaires concernant les ouvrages et - en général - un résumé ou un abstract.
Toutes livrent des textes définitifs validés par des experts. Aucune n'est interactive - ou du moins leur
interactivité se borne-t-elle à la possibilité de commander le texte de l'article recherché en ligne.
 Toutes disposent par contre d'un 
format de saisie rigoureusement standardisé aux normes internationales et un système d'indexation souvent très
sophistiqué.

</P>


<H2>3.4. <A HREF='http://www.mpep.gov.ma/esi/logfaq.htm'>Logiciels documentaires</A></H2>
<P>
Il existe sur le marché francophone <A HREF='http://panoramix.univ-paris1.fr/MAITRISE-IST/logiciel/mireille.htm'>
un grand nombre de logiciels documentaires</A> auxquels il convient d'ajouter les grands produits anglophones
(Reference Manager, EndNote, etc ...). 
</P>

<P>
Les bons logiciels comportent généralement les caractéristiques suivantes :
</P>
           <UL>
  <LI>structuration de la base par l'utilisateur;</LI> 
  <LI>gestion multibases; </LI> 
  <LI>mise en oeuvre de fichiers inversés (via ou non un SGBD);</LI>  
  <LI>stockage des fichiers sur le disque en format variable; </LI> 
  <LI>pilotage d'un disque de 20 Mo; </LI> 
  <LI>           recherche booléenne sur un ou plusieurs champs; </LI> 
  <LI>           temps de réponse de l'ordre de quelques secondes; </LI> 
  <LI>           facteur d'expansion raisonnable (de l'ordre de 3);</LI>  
  <LI>           lexiques ou (thesaurus) consultable et éditables; </LI> 
  <LI>           éditions et tris redéfinissables. </LI> 
</UL>



<H2>3.5. Commentaire</H2>
<h3>Mutualisation</h3>
<P>
Au niveau de l'enseignement secondaire, la communauté des documentalistes français est très active et a mis sur pied des
sites fournissant un dépouillement d'articles sélectionnés parmi les périodiques les plus
diffusés dans les CDI de collèges et de lycées, comme par exemple les <A HREF='http://www.crdp-poitiers.cndp.fr/igdoc/index.htm'>MEMOFICHES</A> 
du CRDP de Poitiers, ou d'<A HREF='http://crdp.ac-bordeaux.fr/documentalistes/conseilsBCDI.htm'>Aquitaine</A> avec des pages de 
<A HREF='http://perso.club-internet.fr/agl/informdoc/B.C.D.I.html'>mutualisation</A>... non pas de données 
mais bien de technique et de gestion des outils destinées aux professionnels de la documentation.
</P>


<h3> Méthodologie de la recherche documentaire</h3>
<P>
Au vu de la complexification des démarches de recherche due à l'informatisation des données, la 
formation des usagers à la méthodologie de la recherche documentaire est devenue l'une des tâches 
principales des professionnels de la bibliothèque et de la documentation. Outre les interventions
directes auprès du public des lecteurs, la plupart des bibliothèques ont un site en ligne accessible
au grand public assurant cette formation à distance. 
</P>

<P>
En conclusion, il s'avère que toute la partie descriptive des fiches Oxymoron recoupe les outils mis en place
de façon extrêmement performante par les professionnels; son l'originalité reste par contre apparemment 
unique dans la partie "Valeur ajoutée" , son interactivité et la possibilité d'accumuler les interventions
des usagers. Nous n'avons pas non plus trouvé d'outil de <em>partage des savoirs entre pairs</em>   

</P>
 

<H1>4. Elements d'architecture d'un environnement collaboratif</H1>

<P>
Nous exposerons en quelques mots la théorie constructiviste de l'apprentissage, décrirons brièvement l'architecture d'un environnement répondant à cette théorie et énumérerons les principales fonctionnalités que cet environnement devrait comporter.
</P>

 <H2>4.1. La théorie constructiviste de l'apprentissage en quelques mots</H2>

 L'idée centrale du constructivisme est que la construction de nouveaux savoirs repose sur l'interprétation
que l'apprenant fait de ses perceptions actuelles à la lumière de ses connaissances anciennes, dans le cadre
de ses structures mentales et croyances actuelles.
 L'apprentissage constructiviste se caractérise donc de la façon suivante :
<UL>
 <LI>L'apprenant développe une véritable activité de reconstruction de ses représentations antérieures, 
 et ne se borne pas à une acquisition dans une attitude de seule receptivité;</LI>
<LI>L'apprenant attribue par lui-même et de l'intérieur un sens à son apprentissage,
sens qui ne peut être simplement importé de l'extérieur;</LI>
<LI>L'apprenant procède par trituration de représentations anciennes pour en faire émerger de nouvelles;</LI>
<LI>La négociation sociale du sens se fait par le travail collaboratif - "Cognitive  development occurs through the internalisation
 of cognitive activity originally experienced in social contexts. This suggests an emphasis on cooperative
 learning in which the learner is exposed to alternative viewpoints that challenge initial understanding, 
 that is reciprocal teaching (Vygotsky, 1978)" (JONASSEN et al., p.234)</LI>
<LI>Les meilleurs contextes d'apprentissage seront ceux qui opèreront par résolution de problème ou étude
de cas, sertis dans une hiérarchie de paramètres proches de la réalité</LI>

<LI>L'apprenant aura à raisonner (induction, déduction, argumentation) et à réfléchir (stratégies
métacognitives)</LI>
</UL>
 
<cite>"N.B.: to reflect on action is different from to reflect in action, which is the essence 
of professionalism."(p. 235)</cite>

<P>Sur la base de ces principes fondamentaux, un environnement d'apprentissage collaboratif à destination
 de l'enseignement supérieur selon la théorie constructiviste devrait comporter les fonctionnalités suivantes :</P>


  
<UL>
<LI>mise en oeuvre d'une pédagogie de projet (étude de cas, résolution de problèmes) et respecter 
  les conditions du contexte réel</LI> 
  <LI>sollicitation des connaissances antérieures de l'apprenant comme base d'élaboration de représentations
   nouvelles</LI>
  <LI>interactivité respectant les hiérarchies complexes de la réalité
  	entre apprenants en vue d'une négociation sociale du sens</LI>
 <LI>réflexion et métaréflexion sur les théories, jugements et décisions, 
 ainsi que les processus qui ont amené à ces décisions.</LI>
</UL>
 
  
  
 <P><a name="usaonf">Un système d'apprentissage "ouvert"</a> ne fonctionnera que s'il</P>
 
 <UL>
<LI>répond à des besoins effectifs de ses usagers en matière de construction des connaissances</LI>
  <LI>l'initiative de sa construction vient des apprenants</LI>
  <LI>est suffisamment attrayant du point de vue conceptuel et intellectuel.</LI>
  </UL>
 
<P>Les auteurs estiment que l'hypertexte est un des meilleurs exemples d'environnement d'apprentissage 
constructiviste dans la mesure où l'usage de l'hypertexte est "task driven", c'est-à-dire conduit par
l'intention de trouver un élément particulier dans un ensemble tout en autorisant une activité moins
intentionnelle comme le butinage (browsing) qui, elle aussi, a de fortes potentialités cognitives.
La construction du savoir se fait également à l'aide d'outils à penser (thinking tools or cognitive
learning tools)</P>

<cite>"Thinking tools are technology systems or applications that extend
 the intellectual functionality of the learner, that engage the learner in tasks that facilitate
  knowledge construction. (e.g. semantic networking software, expert systems, databases, word processors
  and microworlds)". (p.237)</cite>


  
<H2>4.2. Eléments d'architecture collaborative</H2>


<P>Si l'on admet qu'un environnement collaboratif se construit ainsi autour de 4 axes principaux qui se nomment

<strong>information / amplification / relation /  automatisation</strong>  

la construction d' outil collaboratif respectera :
</P>


<P>1. leur dimension relationnelle (<cite> support a relationship</cite>) -
donc ne pas se tromper d'objectif . Dans ce genre d'outils il s'agit moins de
soutenir l'effort individuel que la possibilité de tisser des liens inter-individuels. Il faut donc qu'ils permettent de : </P>

<UL>
<LI>Traiter les collaborations difficiles, les malentendus, les tensions, à savoir qu'ils témoignent
d'un certain sens de l'esthétique et de ... l'humour !</LI>

<LI>Entretenir cet état d'esprit détendu et intense tout
à la fois qui caractérise les bonnes collaborations
provoquer le hasard des rencontres qui se transforment en collaborations informelles qui se transforment en collaborations formelles qui se transforment en relations suivies qui se transforment en résultats. "Support the cascade of serendipitous personal interactions that turn into informal collaborations that turn into formal meetings that turn into ongoing relationships that turn into results."</LI> 
			 </UL>

<P> 2. leur dimension procédurale.(<cite>a process and not an output</cite>).
Là encore, il ne s'agit pas de construire un environnement qui favorise une
production particulière, mais bien des processus de conversation
et d' interactions diverses y compris les esquisses, schémas,
annotations et brouillons de toutes sortes.</P>



<H2>4.3. Fonctionnalités nécessaires</H2>

<UL>
<LI>créer, confronter et produire des idées ensemble :
- brainstorming
- rencontres délibérées (travaux de groupe)
- chat
- mail, mailtotutor, mailing list</LI>
 
<LI>trouver les bonnes personnes, constituer un réseau :
- annuaire
- moteur de recherche
- rencontres informelles</LI>


<LI>échanger des documents : 
- échange de fiches de lecture
- échange de documents autographes
- co-édition de documents
- annotation de documents</LI>

<LI>constituer des ressources interdisciplinaires : 
-  base de données</LI>

<LI>- links - glossaire - dictionnaires et encyclopédies - annuaire thématique - méthodologie de la recherche
- méthodologie de la lecture, du résumé
- méthodologie de la rédaction</LI>

<LI>solliciter des ressources existantes :</LI>


</UL>



 
<H1><a name="tdltdi">5. Tendances de la technologie de l'Internet</a></H1>
<P>
Ce chapitre est consacré à une brève présentation des grandes tendances de développement des technologies du
Web, de manière à permettre d'évaluer la pertinence de la technologie utilisée par Oxymoron et son
espérance de vie à court et moyen terme.
</P>

<H2>5.1. XML</H2>
<P>
XML est <A HREF='http://www.chez.com/xml/initiation/'>
un nouveau langage de balisage extensible</A> pour le Web, qui doit permettre :</P>

<P>
      (1) aux humains :
</P>	 		 <ul>
      <LI>de saisir (ou mettre à jour) une seule fois un contenu (par ex. la bibliographie ci-dessous) et un contenu pur. Autrement dit : 
               sans se soucier de la présentation ou des traitements futurs ; </LI>
      <LI> sans avoir à saisir des libellés tels que'"auteur", "année de parution", sans avoir à mettre les titres en italique
               - exactement, donc, à la manière dont on alimenterait une base de données. </LI>
      <LI> Et d'en générer ensuite automatiquement 
 de multiples présentations (en tableau, en texte suivie)
      avec éventuellement tris, sélections, réorganisations, génération automatique de libellés, tables des matières,  index, etc. et ce sur de multiples médias (écran, papier, terminal Braille, etc.) </LI>
    </ul>
          
<P>Tout ceci rendu possible par l'indépendance du balisage par rapport à la présentation.
</P>

<P>
   (2) au logiciels :
			 </P>  
    <ul>
      <LI>aux logiciels de comprendre/exploiter au mieux le contenu de ces pages, rendu désormais explicite par un balisage
     spécifique, indépendant de toute application. </LI> 
    </ul>
   
   <P>
	 
	 <IMG SRC='Imagexml.gif' BORDER='0' WIDTH='700' HEIGHT='432'/><br/>
	 <IMG SRC='Imagexml2.gif' BORDER='0' WIDTH='700' HEIGHT='500'/><br/>
	 Ces images sont tirées du site <A HREF='http://www.chez.com/xml/initiation/#_Toc457207575'>XML pour les débutants</A> 
	 d'Emmanuel Lazinier
	 
	 
	 </P>

<P>
	 Il semblerait que l'usage d'XML soit destiné à déborder largement le WWW, en provoquant la convergence de deux mondes
informatiques jusqu'ici séparés ; celui des documents et celui des données. Il est très probable qu'il devienne
 ce fait très
rapidement la lingua franca de l'informatique, parlée tout autant  par les outils de bureautique et de
documentation, par les logiciels de gestion  que par les applications techniques et scientifiques. Qu'il va rendre
possible une automatisation des activités administratives et logistiques sans commune mesure avec ce que permettent les
outils d'aujourd'hui. Et qu'il va considérablement simplifier l'Échanges de Données Informatisé (EDI). </P>

<H3>Commentaire après correction</H3>
<P>
Ultérieurement, dans le cadre d'un travail plus approfondi, et pour donner une image plus complète de XML, nous pourrions mentionner quelques applications XML, notamment XSL (langage qui permet de transformer et de formater un contenu XML), XLink (futur standard pour langage de liens), XPath (chemins), Xinclude (inclusion), XQL (interrogation), etc.. ainsi que quelques vocabulaires, notamment ceux qui sont les plus utilisés dans le domaine de l'éducation. (par exemple: http://www.imsproject.org/specifications.html). Voir le site http://www.schema.net/ pour une collection de DTDs. 
</P>

<P>
En ce qui concerne Oxymoron, l'introduction de XML n'aurait probablement de sens que dans les interfaces de saisie, de façon à alléger et uniformiser la mise en forme.
</P>




<H2>5.2. <A HREF='http://www.mkp.com/books_catalog/fosterabs.htm'>The Grid</A></H2>
<P>
Présentée par Chris Jones du CERN au cours de son exposé à la Conférence "Les visionnaires"
organisée par l'Ecole d'Ingénieurs,le 9 juin dernier. Il s'agit là d'une nouvelle architecture de l'Internet 
destinée à remplacer à terme le WWW.
</P>

<P>
Cette nouvelle architecture d'une part développera au maximum les possibilités de l'actuel Internet en particulier
tout ce qui concerne l'ubiquité et les interfaces communes, mais d'autre part ouvrira de nouvelles perspectives
en direction de la distribution des logiciels.
 Destinée à compléter - sinon à rendre obsolète - le réseau d'ici à 2005, la <em>Grille</em> offrira la possibilité de relier entre eux non plus des documents (comme
le fait le Web via les liens hypertexte) mais bien des bases de données,  traitera des quantités énormes de
 mesurables en téra- et pétabytes, et fournira des logiciels (computational facilities) plutôt que des documents.
</P>

<cite>
"In particular, we discuss the following changes : more diverse hosts, increased dynamic range,
 improved GUIs for network manipulation and contraol, fewer assumptions, capability-based naming
 instead of URLs, and new protocols and network capabilities."
</cite>
<P>
La construction d'une <em>grille computationnelle</em> s'impose aujourd'hui au vu du développement d'une
informatique pervasive capable de hautes performances de calcul et de transmission. Elle permettra 5 types 
d'applications :
</P>

<OL>
  <LI>distributed supercomputing in which many grid resources are used to solve very large problems;</LI>
  <LI>high-throughput, in which grid resources are used to solve large numbers of small tasks;</LI>
  <LI>on-demand, in which grids are used to meet peak needs for comoputational resources;</LI>
  <LI>collaborative, in which grids are used to connect people;</LI>
  <LI>data-intensive, in which the focus in on coupling distributed data resources.</LI>
</OL>

<H3>Commentaire après correction</H3>
<P>
Du fait qu'elle vise avant tout à augmenter la puissance de computation en distribuant le calcul, cette technologie n'aura vraisemblablement pas d'effets immédiats et tangibles sur les technologies éducatives.  Des technologies semblables (Corba, Dcom, JavaBeans) existent déjà depuis un certain temps, et facilitent effectivement la construction de systèmes à base de composantes, mais elles ne changent pas grand chose au coût général d'une application. Qui plus est, Oxymoron fait avec ces outils aurait coûté plus cher en développement.
D'une façon générale, le grid n'est pas en concurrence directe avec le Web et surtout pas avec XML (qui n'est qu'un format de représentation symbolique de structures informatiques). 
</P>

<H2>5.3. Hypertraitements de texte</H2>
<P>
Bien que de l'avis des professionnels de la bibliothéconomie que nous avons rencontrés,
les techniques de lecture, d'annotation/soulignement et de prise de notes par les étudiants
n'aient pas encore vraiment changé dans les pratiques quotidiennes des uns et des autres,
 il nous semble important de mentionner une voie que le développement de la technologie
rend d'ores-et-déjà plausible sinon probable, même si - pour l'instant - la grande majorité des lecteurs et
 usagers des bibliothèques n'en a pas encore connaissance. 
</P>

 <P>
 L'hypertexte, le développement des bases de données et l'apparition du <A HREF='http://www.00h00.com/ebook/ebookconcept/index.html'>livre électronique</A>
 permettent aujourd'hui le retour des annotations, 
 gloses et commentaires qui faisaient au Moyen Age partie de plein droit d'un ouvrage original
 et que l'invention du codex avait sévèrement réduits et relégué en notes de bas de page et en annexes, 
  pour assurer la maniabilité et la diffusion de ces nouveaux objets qu'étaient les livres imprimés. 
</P>

<P>Cependant 
 <cite>L'opération élémentaire de l'activité interprétative est l'association; donner
du sens à un texte quelconque revient à le relier, le connecter à d'autres
 textes et donc à construire un hypertexte. On sait bien que des personnes
 différentes prêtent des sens parfois opposés à un message identique. C'est
 que, si le texte est le même pour chacun, l'hypertexte peut différer du tout
 au tout. Ce qui compte, c'est le réseau de relations dans lequel sera pris le
message, le filet sémiotique dont l'interprétant se servira pour le capter.</cite>
(Pierre Levy, Les technologies de l'intelligence. L'avenir de la pensée à l'ère informatique, p. 80)
</P>

<P>
Aujourd'hui, l'évolution de l'informatique documentaire qui se traduit par l'apparition de 
 nouveaux supports d'éditions, tels les disques
  optiques numériques, les périphériques de numérisation de textes
(scanners) et surtout les industries logicielles (reconnaissance optique
de caractères et techniques d'hypertextes, systèmes d'archivage
personnels, etc.), est en passe d'accélérer globalement le changement dans les
habitudes de travail des lecteurs et chercheurs. 
Les stations de travail se sont développées de manière telle que cela permet à leurs 
utilisateurs de 
gérer "localement" de très grosses masses de données qui jusqu'à il y a peu
 de temps n'étaient acccessibles que par les centres serveurs centraux
 de la télématique. Et, surtout, de nouveaux logiciels ont permis la
structuration et donc l'organisation par l'utilisateur lui-même de ces
 données, ce qui change tout dans la mesure où il se trouve en position
de fabriquer lui-même ses grilles de lecture. Il peut donc générer
intégralement ses propres bases textuelles, et cette génération de base
est déjà une opération d'écriture. C'est en ce sens que nous voyons aujourd'hui apparaître la notion d'hypertraitement de texte,
qui se comprend comme
<cite> l'impossibilité de distinguer lecture assistée par ordinateur et écriture assistée par ordinateur.</cite>

comme le relève <A HREF='stiegler.html'>Bernard Stiegler</A> (Les nouveaux outils du savoir,  p. 215) à propos du système qui se met en place
à la Bibliothèque Nationale de France sur la base du logiciel <A HREF='http://www.phrasea.com/Homepage.html'>
Phrasea</A>. 
</P>
 
<P>Il s'agit d'une configuration logicielle spécialement conçue pour
des chercheurs, spécialistes de corpus littéraires, qui leur permette de
transformer leurs hypothèses de lecture d'un corpus donné en système de
navigation dans une base de données textuelles en texte intégral. Une maquette
tourne actuellement sur un Apple MacII muni de deux écrans, correspondant à 4
zones de travail(1,2,3,4). 1) présente le texte original, 2)donne d'une part la
liste des descripteurs (= mots clés attachés à ce texte) d'autre part les
outils opérateurs et boutons de navigation, 3) affiche les annotations textuelles, commentaires
et ensemble des documents attachés, 4) est la fenêtre de recherche, des listes
d'index et du thesaurus. Le logiciel offre aussi des fonctionnalités assez
sophistiquées de
hiérarchisation des contenus par la couleur.</P>

<H3> Commentaire</H3>
<P>
Ici encore, Oxymoron semble se trouver à la croisée des tendances.
D'un point de vue technologique, Oxymoron dans son état actuel est construit sur une base MySQL en langage PERL. 
Au vu de l'ampleur que promet de prendre XML, faut-il envisager une reconversion de tout le code ?
Du point de vue de l'idée, Oxymoron - avec son système d'annotations signées, cumulées et indexées - est en
plein dans le courant principal de la tendance générale.
</P>

<H3>Commentaire après correction</H3>
<P>
Pour développer ce chapitre, il faudrait mentionner les différents systèmes d'annotation existants et discuter leur efficacité, et aborder le problème des textes originaux mis en ligne et du problème des droits d'auteurs qui en découle.
</P>


<H3>Dernière minute</H3>
<P><cite> Le protocole BXXP (Blocks eXtensible eXchange Protocol) pourrait remplacer le bon vieux HTTP (Hyper Text Transfer Protocol) et combler très avantageusement ses lacunes. Le temps de chargement des images serait considérablement réduit et les programmes très lourds comme la messagerie instantanée, la téléphonie IP ou les logiciels de type... Napster gagneraient en puissance. Et en s'appuyant sur le langage XML pour encoder les informations qu'il transporte, ce nouveau protocole est parfaitement compatible avec toutes les plates-formes Internet actuellement en développement. 
Développé par Marshall Rose, l'un des créateurs des protocoles de transfert de courrier POP3 et SMTP, le BXXP a été soumis à l'IETF (Internet Engineering Task Force), l'organisme chargé d'établir les standards d'Internet, et pourrait être adopté dès le début 2001. D'ici là, le serveur Apache pourrait bien prendre quelques longueurs d'avance en en assurant le support dans sa prochaine version, attendue avant la fin de l'année. 
© InternetActu 11/7/2000 "
</cite>
</P>


<H1>6. Logiciels libres vs. logiciels propriétaires</H1>
<P>
Oxymoron a été construit délibérément sur des logiciels libres en "open source" par un ingénieur très résistant aux systèmes propriétaires les plus répandus comme Windows de chez Microsoft : il a choisi Linux comme système d'exploitation, Apache comme serveur et MySQL comme base de données, ainsi que PERL comme langage de programmation.
</P>

<P>
Il importe d'être clair sur le sens du mot <em>libre</em>, lorsqu'il qualifie un logiciel informatique, d'autant que la plupart du temps on utilise la terminologie anglaise, qui elle est encore moins évidente lorsqu'elle parle de <a href="http://www.gnu.org/philosophy/free-sw.htm"> "free" software</a>, de <em>freeware</em>, et de <em>open source</em>. Il faut savoir que  <em>free</em> en anglais signifie aussi bien <em>gratuit</em> que <em>libre</em>, et que du coup, on a confondu les notions de prix et de liberté d'accès au code. Un logiciel est dit <em>libre</em> lorsque son code est mis à la disposition des usagers qui sont alors libres
</P>

<ul>
<LI> d'utiliser le logiciel pour n'importe quel objectif, y compris à son propre usage</LI>
<LI> d'étudier son fonctionnement, de l'adapter voire de le transformer et le compléter</LI>
<LI>de redistribuer des copies transformées ou non à qui que ce soit dans le but de lui  être utile</LI>
<LI>d'améliorer le logiciel et de redistribuer ce programme amélioré dans la communauté</LI>
</ul>

<P>

 sans avoir ni à demander de permission ni payer une quelconque cotisation, ni être obligé de publier, et sans

 autre restriction que l'interdiction d'entrer en conflit avec ces libertés fondamentales dans les règles de redistribution du logiciel transformé. Pour qu'un logiciel soit  <em>libre</em>, la société qui le distribue doit renoncer à exercer un contrôle quel qu'il soit sur l'usage qui est fait de ce logiciel et ne doit avoir aucun pouvoir de révoquer cette liberté d'usage. Cette règle se nomme <a href="http://www.gnu.org/copyleft/copyleft.html">COPYLEFT</a> (par opposition à COPYRIGHT), ce qui n'est pas l'équivalent d'un simple abandon de ses droits d'auteur. Il s'agit là, bien au contraire, d'une volonté d'empêcher qui que ce soit de se rendre propriétaire exclusif d'un système.<cite>Copyleft says that anyone who redistributes the software, with or without
changes, must pass along the freedom to further copy and change it. Copyleft guarantees that every user has freedom. </cite>

</P>

<P>
 Le site de <a href="http://www.gnu.org/philosophy/free-software-for-freedom.htm">GNU/Linux</a> donne des explications très claires sur la différence entre <em>open source</em> et <em>free software</em> qui sont en réalité deux mouvements de pensée bien distincts professant une éthique tout à fait différente, et particulièrement en ce qui concerne le <em>business</em>, c'est-à-dire l'argent :  <cite>Talking about freedom, about ehical issues, about responsibilities as well as convenience, is asking people to think about things they might rather ignore.(...)Years ago, free software developers notices this discomfort reaction, and some started exploring an approach for avoiding it. -They figured that by keeping quiet about ethics and freedom, and talking only about the immediate practical benefits of certain free software, they might be able to 'sell' the software more effectively to certain users, especially business. The term 'open source' is offered as (...) a way to be more acceptable to business'.</cite>

</P>
<P>
Alors qu'en est-il de la possibilité de vendre des produits construits sur la base de programmes libres ? <cite>
Since free software is not a matter of price, a low price isn't more free, or closer to free. So if you are redistributing copies
of free software, you might as well charge a substantial fee and make some money. Redistributing free software is a good
and legitimate activity; if you do it, you might as well make a profit from it. </cite> 
Dans le cadre du respect des libertés d'usage mentionnées plus haut, c'est la loi du marché qui déterminera si le prix de vente fixé pour un produit est ou non intéressant pour telle clientèle visée. De toutes façons, il semblerait que la tendance générale de ce marché aille  vers une chute générale des prix des logiciels au profit de la valorisation des savoirs ou des services qui leur sont attachés.
</P>



 

 </main>




  <!-- *********** La conclusion: résultats de votre recherche, discussion de la portée, nouvelles questions, etc. -->
  <conclusion>
<p>Pour conclure, il semble bien qu'au vu de ce rapide tour d'horizon, Oxymoron
se caractérise à la fois et en partie par sa redondance avec certains outils
professionnels et par l'originalité de ses intentions de mutualisation des
savoirs entre pairs.  Marqué par ses origines "praticiennes", c'est un outil
qui porte à la fois les marques de la pertinence de son engagement et de la
simplicité de son interface en même temps que celles
des inconséquences de ses lacunes théoriques. Il semble qu'
Oxymoron a désormais différentes voies pour évoluer, qui ne s'excluent d'ailleurs pas :
il peut d'une part se donner les caractéristiques d'un  outil de lecture/écriture
assistée par ordinateur (LEAO), d'autre part se donner les dimensions d'un environnement
 de travail distribué, tout en se mettant sur le Web comme logiciel libre, sollicitant
la créativité du public de ses usagers potentiels.
 De ces choix dépendront les structures matérielles à
mettre en place (start up, programme de recherche, insertion académique...). Mais quels que
soient ces choix, il faut bien savoir que rien ne se fera sans l'affectation d'un budget ni
une identité institutionnelle claire à l'opération Oxymoron, qui ne peut plus faire l'économie
d'une prise en charge par une <strong>équipe dûment mandatée</strong>. 
</p>

<h2>Si Oxymoron opte pour la LEAO...</h2>
<p>...il faudrait alors élaguer Oxymoron de ses fonctionnalités
"collaboratives", probablement le limiter - dans un premier temps en tous cas,
jusqu'à la fin de l'expérimentation -  à son espace partagé, et en faire un
outil très spécialisé de lecture/écriture assistée : à savoir doté des 
fonctionnalités <strong>surlignage, annotation, commentaire</strong>,
compatible avec les E-books en préparation, et constituant une base de savoirs mutualisés. </p>
<p>Il semblerait dans ce cas pertinent de quitter
l'environnement de l'enseignement et d'approcher plutôt une
Bibliothèque universitaire comme contexte d'expérimentation d'un prototype
adapté et remodelé pour pouvoir être "greffé" sur un catalogue d'ores-et-déjà
en ligne. L'avantage serait alors non seulement d'éviter aux usagers la tâche
fastidieuse de la saisie des informations primaires, mais encore de toucher
d'emblée un vaste public ciblé et multidisciplinaire.
</p>
<p> Compte tenu du fait qu'un logiciel similaire - bien que destiné à un public
extrêmement averti - soit en train de se mettre en place à la BNF, il s'agirait
pour Oxymoron de
trouver un modus de collaboration avec une équipe bibliothécaire en place en
lui proposant la mise en place et l'expérimentation d'un outil d'annotations
partagées. </p>

<p>

A supposer que nous trouvions une insertion institutionnelle disposée à
soutenir la "greffe" financièrement, il faudrait mandater une équipe
pédagogue-ingénieur informaticien (cf. Annexe 1)pour procéder au
"re-engineering" en fonction du nouveau contexte. 
 Oxymoron resterait alors dans le domaine académique et il lui
faudrait dès lors s'insérer dans un programme de recherche ou dans
un projet d'équipe. A terme, quand l'équipe du suivi expérimental aura terminé
son travail, le projet serait alors
suivi conjointement par les bibliothécaires et les experts disciplinaires
- moyennant ou non coordination par un spécialiste Oxymoron, l'expérience
montrera - , ce qui pourrait être un motif de collaboration intéressant pour
les équipes en place dans une université.</p>

<h2>Si Oxymoron opte pour l'environnement de travail distribué...</h2>
  <p>... il faudrait alors, au contraire, développer un certain nombre de
fonctionnalités caractéristiques du travail collaboratif et à distance : comme
différents lieux de rencontre en ligne favorisant la constitution de communautés on-line en temps réel (MOO, ICQ, salle d'exercices,
dispositifs d'entraînement," cybercafés"... etc.), démultiplier les
outils de travail (grille de lecture, "peer review", méthodologie du travail entre
pairs,...) et d'awareness (qui est où ?, où en suis-je de mon travail ? par rapport aux autres ? par rapport à ma planification initiale...) et à terme envisager éventuellement un
environnement 3D ou tout au moins développer la métaphore spatiale,pour faciliter la navigation dans cet environnement intégré. L'idée de la mutualisation des savoirs serait à étendre à d'autres champs que celui des seules fiches de lecture, comme par exemple la création d'encyclopédies thématiques, l'inclusion d'<a href="http://www.globenet.org/horizon-local/arbor/principe.html">arbres de connaissance</a>, etc.   L'idée serait à creuser à la lumière de lectures ultérieures. </p>

<p>Le projet prendrait dans ce cas une toute autre envergure et requerrait une
équipe de pédagogues-informaticiens-concepteurs qui le prenne en charge,
s'organise en entreprise et dispose d'un budget.  Dans la
mesure où rien de semblable n'existe encore apparemment sur le Web et que le
thème du travail distribué ainsi que la mutualisation entre pairs sont une des
voies prometteuses des innovations pédagogiques à venir, Oxymoron s'inscrirait clairement dans un processus de changement des paradigmes éducatifs et devrait se doter d'une équipe de pédagogues-tuteurs capables d'intervenir dans la formation des formateurs intéressés au passage à des pédagogies nouvelles. Il
 deviendrait
alors le projet d'une équipe de chercheurs-créateurs d'autant plus d'accord de
prendre le risque qu'ils seraient encouragés et soutenus en cela par des
institutions dont c'est la vocation de soutenir la recherche pédagogique. 
</p>

<p>
En tout état de cause, nous attendons actuellement</p>
<UL>
<LI>la réponse de la direction de l'IUKB concernant l'affection d'un budget à court terme pour le re-engineering </LI>
<LI>une entrevue avec la direction de la Bibliothèque universitaire de la FAPSE</LI> 
<LI>une entrevue avec la direction de l'ICA concernant la mise sur pied d'une entreprise "start-up" avec un business plan plausible</LI>
</UL>
pour pouvoir avancer sur des propositions plus concrètes et la possibilité de créer une entreprise .

 <P>
L'avenir dira si nous pourrons continuer à imaginer des développements pour Oxymoron,
tels</P>
<ul>
<LI>développer une interface orale de reconnaissance de la parole</LI>
<LI>la reconversion du code en XML dans les interfaces de saisie </LI>

<LI>... et éventuellement d'autres modifications que nous suggèreraient les usagers potentiels.</LI>
</ul>


</conclusion>

  <!-- *********** Tout ce qui n'est pas essentiel, données brutes, tables pas importantes, -->
  <annexe>
Rapport à IUKB concernant le reingeneering d'Oxymoron. - mai 2000
<em> à ajouter </em>
  </annexe>

  <!-- *********** PAS de bibliographie, car elle se trouve implicitement dans l'infospace -->

</text>

