| examiner une partie d'échec | examiner | mauvaise direction | mauvais | un bon homard |




| bon, bien | observer | observer une pomme | juger | nouveau dossier |
Objectifs
Réalisation et concept
Difficultés
Conclusion
Objectifs : l'idée était de profiter de ce travail
pour examiner les pistes suggérées par la littérature.
Ainsi Wileman propose cinq catégories d'icônes graphiques
ou picturales, qu'il discrimine selon le rapport à la représentation
du réel. Darras lui, voit six qualités de signes graphiques
dans sa taxonomie des modélisations sémio-cognitives. Certains
recoupements rendent ces classements assez proches. Ainsi la même
icône se retrouve chez Wileman comme symbole graphique arbitraire
et chez Darras comme schéma niveau super-ordoné. Ces deux
catégories désignent les représentations graphiques
les plus abstraites, exception faite des caractères alphanumériques,
leur compréhension dépend d'un apprentissage plutôt
que d'une induction. Hormis cette dernière catégorie extérieure
à notre champ d'expérimentation qui exclut l'apprentissage
(on découvre les représentations dans l'iconomètre
sans aucun prérequis ni apprentissage préalable), nous nous
sommes attaché à explorer l'ensemble des autres catégories
présentées, ce qui confère peut-être à
ce travail une prime apparence quelque peu chaotique.
Réalisation et concept : les principaux procédés
utilisés afin de résoudre les problèmes les plus complexes
sont ceux de la relation de proximité et de l'insertion. Les représentations
touchant aux abstractions métaphysiques ou aux représentations
procédurales impliquant une suite d'actions, ou pour le moins un
binôme (agir sur un objet) présentent une structure mathétique
de plus d'envergure qui implique un cumul de signifiants.
Nous appelons relation de proximité le rapport spatial qu'induit
un cadre englobant deux éléments distincts. Ainsi notre
troisième icône où l'on voit un individu tendant son
pousse vers le bas (mauvais) et le symbole d'une boussole (direction) indique
"une mauvaise direction" et lie une qualité à un concept
par la seule proximité des deux icônes.
L'insertion est l'attitude adoptée pour notre première
icône. Le microscope (examiner) se retrouve lié à la
pièce de l'échiquier par un rapport imitant la logique du
réel (on tente de suggérer que la pièce est placée
sous l'optique grossissante à seule fin d'être examinée),
la pièce s'inscrit ainsi dans la fonctionnalité du concept
et se trouve liée à son iconotype frère de façon
intime.
Difficultés : les difficultés rencontrées
ont été de trois ordres :
- difficultés liées à la modélisation sémio-cognitive
et aux variations idiosyncrasiques. Si la balance comme symbole de justice
paraît (à tort peut-être) une cause entendue, que dire
des représentations les plus tetrapiloctomiques comme celle du "bon
homard"? Peut-on vraiment espérer que son sens voulu sera interprété
de façon unanime?
- difficultés d'ordre graphique liées au parti
pris exploratoire amenant un manque d'homogénéité
de l'esthétique des résultats.
- difficultés liées à l'iconomètre :
problème de compression : l'iconomètre ne permet
de légender que d'un substantif. Comment alors exprimer une action
sur un objet en un sel mot ?
problème d'utilisation : je ne suis pas vraiment parvenu à
entrer mes icônes selon l'ordre souhaité.
Conclusion : les difficultés précitées,
et plus particulièrement la troisième, vident de leur sens
l'analyse des résultats de l'iconomètre. Un autre facteur
limitatif s'y ajoute, le fait que le testeur peut comprendre le concept
sans l'exprimer avec les mêmes mots que le concepteur, ainsi par
exemple "justice" pour "juger". Malgré ces limites l'iconomètre
reste un excellent outil d'initiation à la complexité que
recèle toute iconographie, prfois derrière une simplicité
d'apparence.